CESSP - Centre européen de sociologie et de science politique


Rechercher




Accueil > Membres > Doctorants > GALLARD Antoine

GALLARD Antoine

Doctorant CESSP-CRPS

Centre Européen de Sociologie et de Science Politique
CRPS - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Département de Science Politique
14 rue Cujas
75005 Paris

Membre du « Programme 13 Novembre »

@ : antoinegallardpro@gmail.com


Doctorant en science politique, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, sous la direction de Frédérique Matonti.
Thèse : « La socialisation politique des jeunes à l’aune des attentats de Paris » (titre provisoire)

Résumé : Cette thèse vise à comprendre en quoi et comment les attentats du 13 Novembre 2015 à Paris ont affecté les comportements politiques et sociaux des jeunes, entre 18 et 25 ans, notamment dans la région parisienne. L’enjeu de l’étude de la socialisation consiste à analyser les attentats en se focalisant sur la façon dont « l’individu est construit, conditionné » et où ce dernier « apprend, intériorise » des « façon de faire, de penser »1. La socialisation invite à travailler l’événement comme « instance socialisatrice », soit un moment à la fois particulier (sortant du temps habituel, moment critique de l’habitus) et intense (marquant l’individu) qui engendre un apprentissage, une incorporation importante et particulière de « façons de faire, de penser, d’être ». Qui plus est, ces jeunes sont dans une période particulière du calendrier social, un temps qu’Anne Muxel qualifie de « moratoire politique ». La socialisation amène également à observer « les conditions qui font que cet événement peut « accéder au statut d’emblème et à ce titre se muer en agent de socialisation à part entière »2. Ces conditions sont notamment les institutions (école, famille, groupe de pairs) et la façon dont elles agissent (transmission, explication, censure, imposition etc.). Les événements tragiques de Novembre 2015 seront analysés au travers également des propriétés sociales des individus, dans une dynamique intersectionnelle et également en prenant en compte l’espace comme instance socialisatrice importante, éléments qui supposent non pas une socialisation par les attentats, mais plusieurs. Les questions centrales que soulève cette thèse reviennent donc à analyser en quoi et comment les attentats du 13 novembre ont-ils et socialisent-ils toujours politiquement et socialement les jeunes ? Quels sont les comportements politiques des individus à la suite des attentats ? Est-il possible de parler d’une « génération politique post-attentat » ?